LA CITE D'OR

 

 

Dans cette région aride et peu peuplée, une Cité siège au sommet d’une montagne rocailleuse, laquelle s’élève, quasi perpendiculairement, à la grande route en dessous. Un large sentier accidenté – l’unique accès, propose sa montée d’apparence périlleuse…montée, à travers la végétation de broussailles sèches.

 

A pied, l’on dirait qu’il est impossible d’atteindre cette Cité multicolore qui domine la cime, et se perche planant tel un oiseau lumineux au milieu de nulle part.

 

En montant, une vue d’une beauté indescriptible se déploie au loin, en contrebas de l’autre côté de la route, où une magnifique mer turquoise ondule sous le soleil intense, et, à l’horizon, elle semble toucher la douce arche bleue du ciel.

 

L’ascension se termine avec le sentiment de n’avoir pas grimpé du tout. Bizarrement, cela s’avère être une promenade plutôt agréable et même trop courte. Néanmoins, en regardant vers l’arrière, l’on contemple encore la descente presque perpendiculaire ainsi que le terrain périlleux…et l’on en reste songeur.

 

La bannière au premier plan annonce :

 

« Jérusalem : Royaume de Droiture de Melchisédech »

 

Une demande de renseignements initiale vous révélera que vous êtes au sein de sa communauté, bien que qui il soit exactement demeure incertain pour l’instant. Le jeune prêtre et gardien de l’entrée, vous autorise à entrer et vous souhaite la bienvenue : vous êtes l’invité d’un Vieil homme, et lui, votre humble et bienveillant hôte.

 

C’est un homme noir, un homme de quelques centaines d’années. Des gens à travers toute l’île de la Jamaïque, des gens de tous milieux, des gens de soixante-dix, quatre-vingt ans et même plus, vous diront qu’ils connaissaient cet homme lorsque eux même étaient jeunes, et qu’il était à ce moment déjà un Vieil homme. Ils vous diront que leurs parents le connaissaient, et qu’il était déjà un Vieil homme en ce temps là. Il dialogue avec vous dans un anglais saccadé qui donne une impression de bégaiement, sa langue native est l’Amharique. Il est un homme très érudit et d’une grande sagesse : c’est un Vieillard, et parmi les prêtres qui l’aiment et le servent, il est connu comme l’Ancien des Jours.

 

Car avec des paroles martelées et avec une langue étrangère il parlera à ce peuple, auquel il avait dit : C’est ici le repos, faites reposer celui qui est las ; et c’est ici ce qui rafraîchit. Mais ils n’ont pas voulu entendre.

Isaïe 28 : 11-12

 

DIEU MERVEILLEUX !

JAH RAS TAFARI SELAH !