LEVEZ-VOUS !

PURETE DE LA RACE

 

Je crois à une race noire pure autant qu’un blanc qui a du respect pour lui-même, croit à une race blanche pure, dans la mesure du possible. Je suis conscient du fait que cette multiplicité de couleurs intermédiaires à l’intérieur de la race est une des malédictions de l’esclavage, mais ce n’est pas une raison pour perpétuer nous-mêmes le mal ; au lieu d’encourager un abâtardissement général de la race, nous pensons qu’il faut, dès maintenant, nous attacher à créer un type et un modèle racial propre, qui ne puisse, dans l’avenir, être taxé de bâtardise, mais soit respecté et reconnu comme le vrai type racial, celui qui existait avant même notre naissance.

 

ŒIL POUR OEIL

 

On peut en rire, en faire des gorges chaudes ; la grande presse du pays peut nous tourner en dérision ; oui, que les blancs rient donc à l’idée de noirs parlant de gouvernement ; mais laissez-moi vous dire qu’il y aura bel et bien un gouvernement, et laissez-moi vous dire aussi que tout ce que vous nous donnez, vous sera rendu en bonne mesure ! Dans ce monde de pécheurs, il n’y a qu’une doctrine pour l’homme : « Œil pour œil, dent pour dent ». La vengeance, on le sait, revient à Dieu, mais nous sommes humains, et parfois l’esprit de vengeance éclate, même au cœur du chrétien.

 

Pourquoi faut-il que l’homme écrive une histoire qui se retournera contre lui ? Pourquoi faut-il qu’il fasse du mal à son frère, qui le lui rendra au centuple ? Oui, les Allemands ont maltraités les Français lors de la guerre de 1870, mais en 1918 les Français le leur ont bien rendu. C’est l’histoire, et l’histoire se répète. Battez le noir, brutalisez-le, tuez-le, brûlez-le, emprisonnez-le, moquez-vous de lui, tournez-le en dérision ; un beau jour, il se peut que tout cela vous revienne en pleine figure, car la destinée suprême de l’homme est entre les mains de Dieu. Dieu ne se laisse impressionner par personne, qu’il s’agisse d’un blanc, d’un jaune ou d’un noir. Une race domine aujourd’hui, demain elle est déchue ; aujourd’hui, la race noire semble servir de marche-pied aux autres races et nations ; demain, le noir occupera peut-être le plus haut barreau de la grande échelle humaine.

 

Mais considérons l’histoire de l’humanité : l’homme noir n’était-il pas grand autrefois, ne détenait-il pas la puissance ? Qui a étudié honnêtement l’histoire, se souvient du jour où l’Egypte, l’Ethiopie et Tombouctou étaient à l’apogée de leur civilisation, bien au-dessus de l’Europe, bien au-dessus de l’Asie. Quand l’Europe était habitée par une race de cannibales, une race de sauvages, d’hommes nus, de barbares et de païens, l’Afrique était peuplée par une race de noirs cultivés, maîtres en matière d’art, de science et de littérature ; les Africains étaient des hommes cultivés et raffinés, des hommes dont on disait qu’ils étaient semblables aux dieux. Les grands poètes du passé s’asseyaient pour chanter, en vers majestueux, le plaisir que les dieux prenaient en la compagnie des Ethiopiens. Pourquoi donc perdrions-nous espoir ? Hommes de la race noire, vous avez été grands ; vous le serez à nouveau. Ne perdez pas courage, ne perdez pas la foi, avancez ! Ce qu’il faut, c’est s’organiser ; si vous restez isolés, vous serez exploités, dépouillés, tués.

 

Organisez-vous, vous obligerez le monde à vous respecter ! Et si le monde ne vous accorde toujours pas la considération qu’il vous doit, parce que vous êtes des noirs, des nègres, alors 400 millions d’entre nous, à travers l’Organisation, ébranleront les piliers de l’univers, et la création s’écroulera, tel le temple sur la tête de Samson et des Philistins.

 

TRES SAINT JEAN MARCUS I SELASSIE I JAH RAS TAFARI !